Conçu pour être répliqué.
Le recyclage n'est pas une solution à la pollution plastique. C'est une stratégie de limitation des dégâts pour le plastique que la réduction ne peut pas éliminer, et une solution de transition jusqu'à ce que les technologies de destruction et de dépolymisation soient disponibles à l'échelle et au coût des pays du Sud. Nous soutenons les politiques de réduction agressives, les plafonds de production contraignants et le Traité Mondial sur les Plastiques.
Mais une fois que les sociétés ont tout fait pour réduire, il reste une question pragmatique : que fait-on du plastique qui existe encore ?
Ingrédients principaux.
Durabilité
Chaque usine tend à fonctionner sur une infrastructure prête au solaire avec eau en circuit fermé. Nous traçons chaque kilogramme de la collecte à la vente. La performance environnementale est mesurée, pas supposée.
Inclusivité
Tout le monde doit avoir accès aux services et opportunités essentiels. Nous devons le faire avec un modèle économique qui redistribue la valeur et le savoir.
Résilience
Le monde à venir sera façonné par l'incertitude et les crises. Mais il est encore en notre pouvoir de construire des modèles économiques et des façons de vivre ensemble qui soient résilients et adaptables, pour que les gens continuent à vivre mieux, et ensemble.
Rentabilité

Repenser le Modèle Économique.
Les modèles économiques actuels ont concentré et spécialisé les outils de production, optimisant pour un seul paramètre : la rentabilité. Nous ajoutons trois paramètres supplémentaires et devons donc repenser le modèle.
Les ressources les plus durables sont distribuées. Nous avons besoin de modèles décentralisés et circulaires pour les capturer localement et les rendre à leur environnement. Tout comme les panneaux solaires, les éoliennes et les petites fermes captent le soleil, le vent et les pâturages localement, plutôt que d'exporter du pétrole et du soja à travers les océans.
Simplifier les usines : Machines simples et robustes conçues pour une exploitation et maintenance locales. Unités standardisées, optimisées pour leur contexte, nécessitant un savoir-faire facile à transmettre. Remplacer les technologies complexes par des emplois de qualité dont les pays à revenu faible et intermédiaire ont besoin.
Ancrer la production dans les territoires : Fabriquer des produits utiles localement à partir de matériaux ou déchets produits localement. S'appuyer sur les communautés locales pour faire réussir les projets et protéger leur environnement direct.
Raccourcir les chaînes de valeur : Réduire le transport et son impact environnemental. Réduire la fragilité des chaînes d'approvisionnement. Augmenter les marges pour les entrepreneurs locaux.
La résilience, l'impact local et la scalabilité d'un système décentralisé, combinés aux gains de productivité et à la puissance d'un réseau unifié.
Ouvrir les marchés à l'échelle territoriale et mondiale : Atteindre la masse critique et la compétence pour répondre à des cahiers des charges exigeants, accéder à des marchés aux meilleures marges et volumes plus élevés. Mener des études de faisabilité pour lancer des marchés solides dans de nouveaux territoires.
Partager les connaissances et ressources : Mutualiser les efforts de R&D à échelle mondiale. Numériser la diffusion, la traduction et le partage du savoir-faire, construire une réputation d'expert et de référence dans le domaine. Construire des hubs locaux qui mutualisent les ressources : techniciens, équipes commerciales, inventaire de pièces détachées, outils spécialisés.
Démontrer l'impact et lui donner de la valeur : L'une de nos missions centrales est de donner une valeur financière à l'impact que nos entrepreneurs créent, afin que l'ensemble du système soit compétitif. Cela fonctionne sur deux fronts :
- Tracer les flux de matières et auditer chaque maillon de la chaîne de valeur. Démontrer l'impact social et environnemental et la conformité aux normes. Puis partager la valeur équitablement, surtout avec les acteurs les plus informels et vulnérables.
- Monétiser l'impact avec des acteurs privés ou publics internationaux via des compensations (Plastic Certificates, crédits carbone) ou des dividendes d'impact. Notre capacité à raconter ces histoires et à démontrer une présence médiatique significative est clé.
Les technologies numériques, notamment celles qui créent la transparence et la confiance comme la blockchain, sont des leviers essentiels pour faire ce travail sérieusement à grande échelle.
Structurer le financement à l'échelle mondiale ou sous-régionale : Une fois la rentabilité et la réplicabilité démontrées, le financement du modèle devient possible. Le système de réseau mutualise le risque sur un grand nombre d'entreprises. La standardisation et le modèle intégré avec des hubs locaux réduisent l'asymétrie d'information entre financeurs et entrepreneurs.
Nous structurons une plateforme catalytique intégrant des acteurs publics ou philanthropiques aux côtés d'investisseurs privés pour financer les investissements de nos entrepreneurs, permettant un financement à grande échelle de ce système.
La conteneurisation, la standardisation et l'adaptation des systèmes à leurs contextes, ainsi que l'optimisation de la taille, de l'eau, de l'électricité et de la consommation d'intrants, sont des choix techniques conçus pour un déploiement rapide.
La décentralisation est elle-même un puissant levier de réplication : chaque niveau du réseau est conçu pour être transmis et répliqué, des hubs régionaux aux usines locales.
Les outils numériques pour transférer les compétences, mesurer et monétiser l'impact à grande échelle.
Le financement catalytique adapté à nos besoins et structuré pour la mise à l'échelle.
La visibilité médiatique, dans un monde où l'image compte, est un levier majeur pour attirer les meilleurs talents, ouvrir des portes, mobiliser l'énergie et attirer les capitaux.
L'Expédition Plastic Odyssey.
Entre 2022 et 2026, le navire Plastic Odyssey a navgué sur 3 continents en documentant des solutions de recyclage là où la pollution plastique est la pire. 100+ centres de recyclage visités. 30+ pays. Des milliers d'entrepreneurs du déchet rencontrés. Des dizaines de technologies testées.