Nairobi, Kenya. En périphérie de la capitale kényane, un terrain accueille désormais une micro-usine complète de recyclage plastique et un centre de formation. Après Djibouti, c'est le second ancrage de Plastic Odyssey Factories (POF) en Afrique de l'Est, porté avec deux partenaires : Women's Earth Alliance (WEA), ONG américaine, et Back to Basics, collectif kényan fondé par Aisha Karanja, qui milite pour la création d’activités économiques et l’autonomisation des femmes notamment dans les zones défavorisées.
Un centre, deux fonctions
Le site a été pensé comme un "resilience center" : d'un côté la micro-usine, de l'autre un centre de formation. L'objectif n'est pas seulement de transformer du plastique, mais de former des cohortes de femmes de la communauté à la chaîne de valeur du recyclage, avant d'étendre progressivement le modèle à l'échelle du pays.
Sur la partie industrielle, l'unité couvre l'ensemble de la chaîne de transformation : collecte et densification (broyage, lavage), puis extrusion et moulage pour produire planches, profilés et divers produits finis en plastique recyclé par menuiserie plastique. Back to Basics, déjà expérimenté dans l'upcycling artisanal, prend en main l'exploitation quotidienne de la micro-usine accompagné et formé par Plastic Odyssey Factories (POF).

Un partenariat L'Oréal / WEA, un modèle réplicable
Après une étude de faisabilité en 2025, le projet a été validé par Women's Earth Alliance et son partenaire L’Oréal, avec un objectif assumé : créer des débouchés économiques concrets pour les femmes de la communauté tout en luttant contre la pollution plastique. Après une première phase d'installation début 2026, l’équipe de BTB et une première cohorte de femmes sont en passe d’être formées pour les opérations et la maintenance. Puis une phase de montée en charge, avec un transfert progressif de la gestion à l'équipe locale de Back to Basics d’ici fin 2026.

Un point d'entrée pour l'Afrique de l'Est
Au-delà de l'unité elle-même, ce projet marque une étape stratégique pour POF : c'est la première implantation du réseau au Kenya, dans une région à fort potentiel et jusqu’ici peu couverte. Il ouvre la voie à d'autres partenariats dans la zone, sur un modèle déjà éprouvé ailleurs sur le continent : machines, formation, et ancrage communautaire local.